La science derrière nos revendications
- L’incorporation de matières dites éco-responsables : lyocell, coton bio, coton recyclé, lin, polyester recyclé…
- La diminution des émissions liées au fonctionnement interne (bureaux ou magasins).
Bien que louables, ces actions sont largement insuffisantes. Pour maintenir le réchauffement climatique à moins de 1,5°C , le secteur textile doit diviser ses émissions de gaz à effets de serre par trois d’ici 2050.
Répartition des émissions d’un vêtement tout au long de son cycle de vie (hors usage et fin de vie) d’après les études Quantis et McKinsey.
Alors comment réduire les émissions de machines textiles ?
L'amélioration de l’efficacité énergétique des machines n’est pas une solution viable en raison de l’effet rebond : améliorer les rendements des machines fait baisser les prix des produits et donc augmenter la consommation. Un effet présent dans tous les secteurs économiques, comme les transports ou le numérique, et une constante dans l’industrie textile depuis la Révolution Industrielle.
Les trois leviers principaux pour diminuer les émissions de GES du secteur textiles sont les suivants :
La réduction globale des volumes de vêtements neufs produits
La relocalisation de cette production dans des pays où l’énergie est peu émettrice en gaz à effet de serre
Le développement du réemploi et de la réparation
La recherche d’amélioration de la durabilité des vêtements peut être étudiée mais ne doit pas être prioritaire.
Présentation de quelques éléments scientifiques sous-jacents au mouvement En Mode Climat. Atelier animé par Guillaume Declair, membre d'En Mode Climat et co-fondateur de Loom.